La
grève qui paralyse aujourd’hui les lignes A et B du RER
prend une fois de plus en otage un million de Franciliens qui se
retrouvent ainsi piégés et dans l’impossibilité
de se rendre, dans des conditions normales, à leur travail.
Il est vrai que la loi du Service Minimum d’août 2007 a permis de faire des progrès en matière d’information; mais force est de constater que celle-ci n’offre pas toutes les conditions d’efficacité souhaitée, en particulier en raison du fort taux de grévistes et surtout de la non harmonisation des compétences des conducteurs entre la RATP et la SNCF
Les Franciliens ont déjà à déplorer un système de transports en commun parmi les plus anciens en Europe et ne peuvent pas, en plus, être les victimes de conflits sociaux à répétition qui ne les concernent pas
Aussi, je souhaite que le Parlement puisse enquêter sur les conditions d’application du Service Minimum en cas de grève et proposer, éventuellement, de renforcer les dispositifs de la loi d’aout 2007 pour garantir, dans tous les cas de figure, un véritable Service Minimum pour tous
Je sollicite, en ce sens, aujourd’hui, le Président de l’Assemblée Nationale, Bernard ACCOYER, et le Président du Groupe UMP, Jean-François COPE, au nom des centaines de milliers de familles dont le quotidien a été dégradé en cette journée du 9 novembre 2009.


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