PARIS,
15 décembre 2009 (AFP) - Six conseillers régionaux d'Ile-de-france
socialistes, dont deux vice-présidents sortants, tous absents des
listes pour 2010, ont annoncé mardi qu'ils quittaient le PS, dénonçant
"un appareil déshumanisé".
Ces six conseillers régionaux, non
reconduits sur les listes dirigées par le président sortant Jean-Paul
Huchon qui ont été validées samedi à Tours par le Parti, déplorent,
dans une lettre ouverte transmise à l'AFP, "la disparition des valeurs
fondatrices et collectives du Parti socialiste".
Les 6
conseillers assurent ne plus pouvoir "cautionner les pratiques d’un
appareil fermé et opaque", ou "accepter d'être les représentants d’un
appareil déshumanisé et enfermé dans ses contradictions politiques et
tactiques".
Pour ces élus franciliens, "la constitution des
listes régionales a mis en évidence la dérive d’un appareil qui
privilégie les logiques de courant au détriment d’un vrai travail au
plus proche des habitants de nos quartiers".
Les signataires sont
les vice-présidents Elisabeth Gourévitch (Lycées) et Serge Mery
(Transports), ainsi que les conseillers régionaux Danièle Chazarenc,
Nathalie Kaufmann-Khelifa, Michelle Valladon et Jean-Jacques Lejeune.
Interrogée
par l'AFP, Marie-Pierre de La Gontrie, porte-parole de la campagne PS
francilienne, a défendu la constitution des listes, répondant selon
elle à "un objectif très ambitieux de renouvellement, diversité,
ouverture".
"C'est un exercice extrêmement très difficile et
souvent cruel et c'est le cas notamment pour certains qui ont signé
cette lettre (...) Faut-il pour autant remettre en cause ses
engagements collectifs? Sans doute non. Chacun vit ce moment toujours
très difficile avec sa propre sensibilité", a-t-elle ajouté.
"En
Ile-de-France, Jean-Paul Huchon a souhaité donner une grande latitude
aux fédérations départementales, qui elles-mêmes ont dû faire des choix
et arbitrer entre tel ou tel", a ajouté Mme de la Gontrie,
vice-présidente sortante.
Les porte-parole de Valérie Pécresse,
chef de file de l'UMP pour les régionales en Ile-de-France, y ont vu le
signe que Jean-Paul Huchon est désormais "lâché par son propre camp
(...) après avoir été lâché par les Verts".
"Cette nouvelle
division au sein de l'exécutif régional dissimule mal le vrai problème
de M. Huchon : aujourd'hui, il ne trouve malheureusement plus personne
pour le soutenir et pour assumer son bilan", ont écrit dans un
communique Rama Yade et Frédéric Valletoux.
cp-jlp/mad/sd
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