mercredi 07 mai 2008

L'heure est au courage

Sarko Il y a un an, au terme d’une campagne électorale qui avait passionné le pays tout entier, les Français firent un choix massif et clair en faveur de Nicolas Sarkozy et de son projet de rupture.

 

Il y a un an, au terme d’une mobilisation électorale sans précédent, les Français refusèrent de confier le pays le projet démagogique et floue de la candidate socialiste.

 

Un an après, les yeux rivés sur les sondages de popularité, journalistes et commentateurs n’ont souvent qu’un mot à la bouche pour marquer ce premier anniversaire de l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence : déception ! D’aucuns laissent entendre que les Français ne feraient pas le même choix…

 

La politique d’un pays ne se décide pas à l’aune des enquêtes d’opinion mais par le vote. Chacun en convient mais les medias préfèrent souvent l’instant à la durée, l’émotion du moment à la décision mûrie, le sondage au vote… C’est vrai, l’humeur des Français. Et alors ? Que faut-il en conclure ? Que les Français regretteraient leur choix de 2007 ? Quand bien même cela ne serait qu’une impression liée à l’ampleur même des attentes et de l’espérance que les Français ont placé en Nicolas Sarkozy, jouons-le jeu des sondages, et regardons avec honnêteté les enquêtes d’opinion. Or que découvre-t-on, dans le Figaro du 5 mai ? D’abord que l’essentiel des réformes engagée depuis un an est approuvée, parfois massivement. Ensuite que si l’élection avait lieu aujourd’hui, avec les mêmes candidats et donc les mêmes projets qu’en 2007, ils seraient 33% à voter pour Nicolas Sarkozy dès le premier tour… Bref, les Français feraient le même choix.

 

La vérité est là. Oui, il y a des inquiétudes. Mais surtout il y a des attentes, de l’impatience et un désir de voir la France changer et avancer, se redonner un avenir. Un an après, ce n’est pas le temps du bilan, mais de l’action. Personne ne remet en cause l’intensité de l’action réformatrice et modernisatrice engagée par le président de la République, dans le droite fil de ses engagements de campagne. Nicolas Sarkozy respecte pleinement la parole qu’il a donné aux Français, ce que certains, précisément, déplorent… Jamais, depuis 1958, autant de chantiers de modernisation de notre pays n’auront été ouvert en même temps, et en un temps si bref. Remettre en question des schémas dépassés et poser les fondations d’une France nouvelle, en un mot faire les réformes que les Français réclament depuis si longtemps, c’est accepter de faire le sacrifice de la popularité facile de celui qui conforte les préjugés et les habitudes pour faire le choix de l’intérêt de la France.

 

Un an après, l’heure n’est pas au bilan, mais bien à l’action. Nicolas Sarkozy ne s’est jamais trompé d’objectif : il s’est donné 5 ans pour rendre la France plus forte, plus juste, plus assurée de l’avenir dans un monde qui a changé. Les Français savent bien que notre système social ne valoriser plus le travail, ne récompense plus l’effort et n’aide pas ce qui ont en vraiment besoin. Ils savent bien que ce système devenu injuste n’est pas efficace dans la mondialisation. Et ils ne veulent plus d’une logique qui enfonce le pays dans la voie de l’endettement, qui enferme les plus fragiles ou les plus modestes dans l’assistanat, qui renforce les égoïsmes et les corporatismes, qui incitent les plus dynamiques à vouloir quitter la France…

 

Un an après, l’heure n’est pas au découragement, mais au courage. Les Français apprécient en Nicolas Sarkozy son courage. L’écume des jours n’est pas ce qui doit nous retenir d’aller de l’avant. Les réformes apporteront leurs effets concrets et positifs dans la vie quotidienne des Français. Mais, en politique, comme dans la vie, le temps ne suspend pas son vol : il faudra toujours affronter de nouveaux défis, de nouveaux écueils, de nouveaux obstacles… La popularité, c’est superflu, même si c’est utile. La France a besoin de reprendre confiance en elle-même : faire en sorte que notre pays retrouve des fondations solides, que tous les Français aient d’avantage d’opportunités, c’est la mission qui incombe à Nicolas Sarkozy, et c’est la tâche qu’il confie, au jour le jour, à ceux qui travaillent à ses côtés.

mercredi 30 avril 2008

CANARD

Dans le numéro de cette semaine du Canard Enchaîné un portait m’est consacré. Celui-ci est écrit d’un ton alerte et vif souvent caustique et bien  caractéristique du style du Canard Enchaîné.

Toutefois, j’ai relevé 6 contrevérités  qui auraient pu être évitées sans doute si le journaliste avait pris le soin de m’appeler avant de boucler son papier.

Aussi, je profite de ce blog pour remettre les choses dans le sens de l’histoire.

1° - Je n’ai jamais accusé ni Claude GUEANT , ni Brice HORTEFEUX d’une quelconque responsabilité dans mon absence au Gouvernement après les élections législatives. Cette assertion du journaliste est donc parfaitement infondée. Elle ne repose sur aucune déclaration ni

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lundi 28 avril 2008

La loi de modernisation de l'économie, pour "relancer la croissance"

Finances_publiques Le projet de loi de modernisation de l'économie (LME), présenté lundi, comprend un arsenal de mesures qui doivent permettre, selon le gouvernement, de faire baisser les prix en relançant la concurrence et d'encourager le travail.

 

Déjà largement dévoilé, le texte adopté en conseil des ministres contient 44 articles et 30 mesures articulés en quatre volets.

 

Ce projet, présenté comme le prolongement de la loi "travail, emploi, pouvoir d'achat" votée l'été dernier doit, selon la ministre de l'Economie Christine Lagarde, "relancer la croissance".

Le Premier ministre François Fillon a défendu lundi à Dijon "un projet capital" censé apporter à la France "0,3% de croissance supplémentaire chaque année" à partir de 2009 et "50.000 emplois par an". Son coût est estimé à 300 millions d'euros.

 

"Pour la première fois depuis des années, un gouvernement présente une loi en faveur de la croissance qui ne passe pas par de nouvelles dépenses mais par plus de concurrence, par des mesures de simplification et de clarification des règles de l'écomomie", a-t-il déclaré.

 

Crise financière oblige, le gouvernement a récemment revu en baisse sa prévision de croissance pour 2008, désormais attendue entre 1,7% à 2% du PIB. Pour 2009, elle doit se situer entre 1,75% et 2,25%.

"Nous voulons plus d'entreprises et plus de concurrence pour des prix plus bas", a résumé Mme Lagarde lors d'une conférence de presse à Bercy.

 

Le volet consacré à la concurrence vise à faire baisser les prix et relancer le pouvoir d'achat, au coeur des préoccupations des Français.

"Nous allons mettre fin aux marges arrière en laissant fournisseurs et distributeurs négocier librement", a indiqué Mme Lagarde.

 

Le projet de loi prévoit l'aménagement de la loi Raffarin sur l'implantation commerciale, avec un relèvement de 300 m2 à 1.000 m2 du seuil de déclenchement de la procédure d'autorisation.

Le texte prévoit de sanctionner "les abus de vente" et instaure la création d'une Autorité de la concurrence, dotée de "ses propres pouvoirs d'enquête".

Le gouvernement veut aussi introduire deux semaines supplémentaires de soldes chaque année à des dates librement choisies par les commerçants.

 

L'ouverture des commerces le dimanche, qu'il était envisagé dans un premier temps d'inclure dans ce texte, n'en fera finalement pas partie.

L'autre gros volet concerne l'entrepreneur, qu'il s'agit d'encourager dans ses démarches. "Celui qui veut vendre des fleurs ou concevoir des sites internet aura pour seule formalité un document à remplir pour déclarer son activité", a expliqué Mme Lagarde.

Il pourra payer des charges uniquement s'il réalise un chiffre d'affaires et transmettre son entreprise à un coût réduit.

 

Le projet prévoit aussi le gel des conséquences financières des franchissements de seuils de 10 et 20 salariés. Selon Bercy, "un patron qui a 20 salariés et décide d'en embaucher un 21e gagnera, sur sept ans, 30.000 euros".

Les délais de paiement seront aussi réduits à 60 jours maximum, même si des dérogations restent possibles par accords de branche.

 

Troisième volet, le gouvernement veut renforcer l'attractivité du territoire en installant par exemple le "très haut débit" en fibre optique afin que "au moins 4 millions de Français soient câblés au haut débit en 2012".

 

Le dernier volet concerne les financements pour la croissance, notamment la généralisation de la distribution du Livret A à toutes les banques et la modernisation de la place financière de Paris.

 

PARIS, 28 avr 2008 (AFP)

vendredi 25 avril 2008

Ségolène Royal et la justice

Segoleneroyal

Yves JÉGO dénonce l’attitude de Ségolène ROYAL qui, bien que condamnée par la justice française à travers la cour d’appel de Rennes, ose parler de guet-apens judiciaire mettant ainsi en cause de façon inacceptable l’autorité et l’indépendance de la justice.

La condamnation extrêmement sévère dont elle a été l’objet pour violation grave des droits sociaux ne lui permet pas, à mon sens, de tenir de tels propos qui, non seulement mettent en cause l’indépendance de la justice, mais cherchent à salir ses deux anciennes salariées alors que celles-ci sont manifestement victimes d’une dérive que Mme ROYAL aurait su cibler si celle-ci avait été portée par n’importe quel patron.

Comment peut-on imaginer que celle qui rêve à nouveau de se présenter au suffrage universel pour exercer les plus hautes fonctions de notre pays, puisse ainsi démontrer un tel mépris pour les juges et pour les victimes ?

Comment ne pas s’étonner du silence, depuis l’arrêt de condamnation de la cour d’appel de Rennes, des grandes voix syndicales et intellectuelles de notre pays devant une situation qui, dans n’importe quelle autre démocratie dans le monde, aurait entraîné une réprobation publique unanime ?

mercredi 23 avril 2008

Réforme de la Constitution

Slide0 Le conseil des ministres a adopté ce matin la plus importante réforme de la Constitution depuis celle de 1962 qui visait à faire élire le Président de la République au Suffrage universel. L'année où l'on va célébrer les 50 ans de notre Constitution cette révision le Président de la République a en effet souhaité pouvoir tirer toutes les conséquences des 22 révisions de notre Constitution déjà adoptée depuis 1958. Ce texte complet permet de renforcer les pouvoirs du Parlement tout en rééquilibrant les pouvoirs.

Devant le congrès chacun devra désormais prendre ses responsabilités et les français jugeront entre les modernisateurs et les conservateurs.

Voici les principales disposition de cette reforme audacieuse:

LE PRESIDENT DEVANT LE PARLEMENT

. Le chef de l'Etat "peut prendre la parole devant le Parlement réuni à cet effet en Congrès ou devant l'une ou l'autre de ses assemblées. Son allocution peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui n'est suivi d'aucun vote".

PLEINS POUVOIRS EXCEPTIONNELS

. L'article 16 de la Constitution (pleins pouvoirs au président) voit son exercice encadré au bout de 30 jours. Le Conseil constitutionnel peut alors être saisi par les présidents des assemblées, par 60 députés ou 60 sénateurs. Les Sages rendent un avis "dans les délais les plus brefs".

CONSEIL SUPERIEUR DE LA MAGISTRATURE

. Le CSM est présidé non plus par le président de la République, mais, en fonction de ses formations, par le premier président de la Cour de cassation ou par le procureur général auprès de la Cour de Cassation.

RENFORCEMENT DES POUVOIRS DU PARLEMENT

. Les projets de loi sont examinés en séance dans leur version adoptée par la commission, sauf pour les

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jeudi 17 avril 2008

Hommage à Aimé Césaire

Cesiare2bis Avec la disparition d’Aimé Césaire, la France perd l’une de ses plus nobles consciences.

La nation salue le petit- fils d’instituteur, enfant de la République qui a su éclairer la face sombre de l’esclavage et du colonialisme.

La littérature pleure le fils d’une couturière qui, brodant avec ses mots, a magnifié la langue française. Dès 1938, avec sa première grande œuvre, « le cahier d’un retour au pays natal », Aimé Césaire découvre ce fil qui mène de Breton à du Bellay.

La République rend hommage à l'ardent défenseur de la départementalisation de la Martinique pour qui la vraie liberté a toujours résidé dans l'affirmation d'une appartenance pleine, fière et entière à la France.

Aimé Césaire, dont l’histoire ne peut se détacher de sa ville Fort-de-France, fut, sa vie durant, un homme de combat, en politique comme en littérature. « Je suis de la race de ceux qu'on opprime », proclamait-il. 

Yves Jégo salue l’humaniste de ce vingtième siècle qui s’éteint avec lui.

Qui était Aimé Césaire?, demanderont demain les écoliers. Une voix leur répondra en lui appliquant cette belle phrase par laquelle il décrivit Victor Schoelcher : Aimé Césaire était l'« un de ces grands honnêtes hommes que l'on rencontre de loin en loin dans les allées de l'histoire ».

mercredi 19 mars 2008

Message de respect et d'affection

Logo La confiance du Président de la République et du Premier Ministre, qui m'ont confié le Secrétariat d'Etat à l'Outre-Mer sous l'autorité de Michèle Alliot-Marie, m'honore.

Ma première pensée va à nos compatriotes ultra-marins auxquels je veux adresser un message de respect et d'affection.

L'Outre-Mer est un atout majeur pour notre pays et je souhaite, au cours des semaines qui viennent, pouvoir aller à la rencontre et dialoguer avec toutes les communautés ultra-marines.

Je sais combien les attentes sont fortes en matière d'emploi, de maitrise de l'immigration, de sécurité, de protection de l'environnement ou encore de logement. Mais je mesure également, à l'heure de la mondialisation, l'immense potentiel de ces territoires et de ses habitants pour notre avenir commun.

Dès demain matin, je mettrais toute mon énergie et mon expérience afin que le projet du Gouvernement pour l'Outre-Mer soit le fruit d'une véritable dynamique. En respectant les engagements pris par le Président de la République, et sur la base du travail accompli depuis 10 mois par Christian Estrosi, je m'emploierai à démonter que l'Outre-mer, fort de son métissage et de sa jeunesse, est une chance pour la France.

vendredi 29 février 2008

La leçon d’Histoire de Max Gallo aux sarkophobes

Gallo « Adieu Sarko, adieu ! » Dans combien de semaines-après les élections municipales ?-entendrons-nous, dans les rues parisiennes, ces quelques mots scandés sur l'air d'« Adieu , de Gaulle, adieu ! » chanté par les foules de Mai 68 ? Heureuse manière, n'est-ce-pas, de fêter un 40e anniversaire ? Déjà tel ambitieux socialiste suggère aux laïques de « descendre dans la rue » afin de défendre la laïcité menacée. Peut-être y retrouveront-ils les ombres de centaines de milliers de manifestants qui protestaient contre une modification de la loi Falloux, proposée par un ministre de l'Education nationale. C'était il y a quinze ans. Ce chrétien grand teint jure aujourd'hui, croix de bois, croix de fer, que la laïcité est sa ligne de vie. Tant mieux !

 

Il campe nuit et jour, avec d'autres citoyens illustres, sur les remparts de la République en danger, en rêvant à son destin. Il est signataire d'un appel à la vigilance républicaine. On s'étonne d'ailleurs, compte tenu des périls qui menacent Marianne (pour résumer : la fin de la laïcité, de la liberté d'expression, des droits de l'homme, de l'indépendance nationale, et pour tout dire d'un mot : « le pouvoir personnel confinant à la monarchie élective » ) que le nom du coupable-devinez qui ?-ne soit pas mentionné dans ce texte.

 

La gauche qui défilait en mai 1958 puis en mai 1968 osait nommer de Gaulle en criant : « Le fascisme ne passera pas », en dénonçant « le coup d'Etat permanent », en caricaturant le général sous les traits du Führer. « La chienlit, c'est lui », et en le renvoyant « à l'hospice », « au musée », « aux archives ».

 

Il est vrai qu'aujourd'hui la discrétion de l'appel de vigilance républicaine s'accompagne de l'inépuisable catalogue des attaques personnelles contre Nicolas Sarkozy. Nous ne mangeons pas de ce vocabulaire-là. Nous défendons des valeurs. Nous avons l'âme et les mains pures, argumentent les illustres signataires.

 

Décidément, la langue de bois, l'hypocrisie, pour parler clair, reste une grande vertu démocratique.

 

Mais peut-être s'agit-il surtout de prudence tactique. Sarkozy a été élu par 53 % de 85 % du corps électoral. L'un des plus larges scores de la Ve République. Il est encore trop tôt pour crier « Un an ça suffit ! » comme on lançait à de Gaulle « Dix ans ça suffit ! » Alors on prend la pose. On laisse les picadors énerver la bête. Un SMS par-ci, une caricature par-là. On prépare l'estocade en habit de lumière : on en appelle à la vigilance républicaine. Beau travail de la muleta. Car l'expression, lourde de sens, est bien choisie. « Le fascisme ne passera pas » est daté, usé. On ne compte plus les Hitler depuis 1945. « Vigilance » use du même procédé de diabolisation, mais le nuance d'une élégance savante. Cela rappelle le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes dans les années 30. Les ligues factieuses montaient à l'assaut du Palais-Bourbon. Les gardes mobiles ouvraient le feu sur le pont de la Concorde. C'était le 6 février 1934-Blum, présenté comme un juif allemand, était accusé de souper avec les ploutocrates dans de la vaisselle d'or. Des ligueurs tentaient de le lyncher. Est-ce que la France du XXIe siècle ressemble à celle du premiers tiers du XXe ? Dans la réalité virtuelle, tout est possible. Et le mot « vigilance » sonne si bien : foin de vérité historique ! Adoptons-le.

 

Mais, chers et illustres citoyens, quand il s'agit d'un péril aussi extrême-le nazisme se profile à l'horizon des années 30, votre référence-, on n'attend pas. Il y a urgence.

 

Le « diable » innommé qui hante votre appel à la vigilance prépare, à vous en croire, le retour à un ancien régime confessionnel. On annonce l'effacement de la République, de la Révolution française, donc, des Lumières. Songez qu'il évoque les « racines chrétiennes de la France ». Et vous vous contentez d'un clin d'oeil aux articles voisins qui dénoncent eux, « le grand malade », « l'agité à la démarche de camionneur », l'homme aux montres de prix, aux vacances de milliardaires-pas encore la vaisselle d'or, mais on y vient... La connivence discrète avec les picadors n'est pas de mise. Il faut vite crier : « Un an ça suffit ! »

 

Mais peut-être vous y préparez-vous, au vu des sondages et des résultats escomptés des élections municipales. On imagine le commentaire déjà esquissé : le peuple français, berné en mai 2007 par l'enchanteur, le bateleur, le diabolique et ses airs de flûte patriotique et salariale, s'est enfin réveillé. Il échappe aux sortilèges du démon. Et nous exigerons au nom de la démocratie le silence du président, un changement de cap et, pourquoi pas, avec le peuple debout, le départ de cet élu d'un printemps. « Adieu Sarko, adieu ». Et c'est bien ce désir-là, ce scénario qui s'exprime malgré les non-dits. Certes, il faut être prudent. En mai 1968, ce de Gaulle à terre, dont Mitterrand venait de réclamer la place, avait retourné l'opinion en quatre minutes et trente secondes de discours. Et il faut d'autant plus se méfier de Sarkozy que, si l'on peut lui reprocher des « écarts » de langage, il n'a jamais cherché à passer en force. Longues négociations, accord avec des syndicats. On ne voit poindre aucun texte sur la laïcité. Il y a des expressions discutables, un changement de ton, mais tout cela ouvre le débat, et ne le conclut pas. Jamais comme depuis le printemps 2007 la politique et la controverse n'ont autant envahi l'espace public. La politique est de retour et donc la République est réveillée. Qui s'en plaindrait ?

 

Reste le « pouvoir personnel confinant à la monarchie élective » ! Ce n'est jamais que l'habillage qui se veut nouveau d'un thème d'il y a cinquante ans, illustré par le livre de Maurice Duverger : « La monarchie républicaine ». Et chacun sait que l'élection au suffrage universel du président de la République crée un déséquilibre de légitimité entre parlementaires et président. Mendès France, cohérent et rigoureux, refusait cette élection « plébiscitaire ». Mitterrand, qui la dénonçait, fut le plus louis-quatorzien des chefs de l'Etat. Et parmi les candidats à l'élection présidentielle, les vigilants républicains, on n'en voit pas qui aient renoncé à leur rêve. Ils ont plutôt fait, en mai 2007, dans le registre « providentiel ». Et ils piaffent d'impatience ! Le quinquennat-Jospin, Chirac- a exacerbé les ambitions, renforcé la tutelle présidentielle. Tous pensent à 2012 et ils ont le rouge du dépit au front.

 

Comment, ce Sarkozy, venu de Salonique, de Hongrie, de Neuilly, est président de la République ! Anomalie, usurpation. C'est un défi à la raison, aux bonnes manières. Il est si vulgaire ! Nous sommes la culture, le savoir, le bien, le droit, les valeurs morales, la justice, la République, l'amour du genre humain, l'élégance, la poésie, l'Histoire, le bon goût, le socialisme, la laïcité, le gaullisme, le vrai centrisme, bref les présidents comme il faut ! Nous savons gouverner. Nous préservons notre vie privée-sauf lorsque nous accouchons ! Ce président n'est qu'un quelconque avocat, ni Ena, ni X, ni ENS. Il est petit de taille et fort mal habillé. La République est en danger, soyons vigilants. Certes, pas d'écoutes téléphoniques, pas de suicide d'un collaborateur direct à l'Elysée, pas de GIGN pour monter la garde autour d'une seconde famille cachée, pas de fils à l'Elysée chargé des affaires africaines (M. Papamadit). Mais il n'a pas lu Chardonne. Et peut-être ne peut-il pas réciter du Saint-John Perse ! Et voyez de qui il s'entoure : Rama Yade, Fadela Amara, Rachida Dati, et des figures emblématiques de la gauche. On dit même que l'un de ses plus importants ministres est franc-maçon, du Grand Orient de France, une « secte » laïque fort mal vue au Vatican ! Cet homme-là est bien un vil suborneur qui met en danger la République. Il affiche sa vie privée. Impardonnable. Et saluons le martyre du journaliste qui a publié à la une de son hebdomadaire une photo volée, une intimité violée, montrant l'épouse de Sarkozy au côté de son amant. Voilà en effet un exemple de respect de vie privée. Ce président corrompt tout. Notre Louis XIV républicain avait pu protéger ses secrets avec la complicité de toute la presse. Quel grand président, n'est-ce pas ? Heureusement, sondages, élections à venir font souffler un air vivifiant sur la République, et les courageux, grisés, montent au front : « Un an ça suffit ! »

 

Osera-t-on rappeler 2002-après 1995-, quand le juste, l'austère, le chef du gouvernement dont on se plaisait à saluer l'extraordinaire bilan ne fut même pas présent au second tour de l'élection présidentielle ?

 

En 2007, la Jeanne du XXIe siècle évita cette déconvenue, mais, malgré son agneau dans les bras -belle image pieuse-, elle a été largement battue. Et Nicolas Sarkozy le bateleur, élu. Diable ! On imagine qu'il vient parfois à la mémoire des vigilants républicains ce vieux slogan de 68 : « Election trahison ».

 

Mais les résultats des élections municipales s'annoncent si bons qu'on voit le rouge de l'ivresse du succès colorer les joues, et le mépris accompagner le sourire des vainqueurs présumés.

 

Puis on se souvient qu'il ne s'agit que d'élections locales. Il faut donc préparer la suite, les banderoles : « Un an ça suffit ! » On n'est jamais assez vigilant ! On fait confiance aux électeurs, et le jour de la grande élection, en 1995, en 2002, en 2007, ils vous trahissent. Le peuple, décidément, n'a pas bon goût.

mardi 26 février 2008

Jégo/Birenbaum: la totale !

dimanche 16 décembre 2007

Ecole de la 2ème chance: un succès !

E2c_france2

Il y a 5 ans maintenant, j’avais pris l’engagement de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour créer dans le sud Seine-et-Marne une Ecole de la 2ème chance.

Ce dispositif créé par Edith CRESSON à l’époque où elle exerçait des responsabilités européennes m’avait en effet séduit pour son pragmatisme et son efficacité.

Je me réjouis que l’Ecole de la 2ème chance du sud Seine-et-Marne ait ouvert ses portes et qu’elle ait pu recruter ses deux premières promotions.

Lors de la cérémonie de remise de leurs cartes aux étudiants de l’Ecole qui ont donc réussit le concours d’accès, j’ai eu l’honneur d’accueillir l’ancien Premier Ministre, Edith CRESSON, afin de lui présenter les objectifs de cet établissement.

Les responsables présents du Conseil régional et du Conseil général ont pu tour à tour saluer cette initiative et constater qu’en se dotant d’une école de la 2ème chance, notre secteur voulait mettre tous les atouts de son côté pour offrir aux plus jeunes toutes les chances d’accéder à l’emploi.

Avec les administrateurs de l’Ecole de la 2ème chance, nous allons désormais œuvrer pour que ce dispositif s’étende à tout le sud du département et qu’il devienne un outil puissant et reconnu au service de l’emploi et au service de la jeunesse.

  

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