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samedi 17 mai 2008

Mon déplacement à la Réunion, à Mayotte et aux Comores (15 et 16 mai 2008)

 

Sarkozy à Mayotte en 2009 pour signer un traité bilatéral avec les Comores

MAMOUDZOU (Mayotte), 17 mai 2008 (AFP) - Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a annoncé vendredi, au terme de son déplacement à Mayotte, que le président Nicolas Sarkozy se rendrait sur l'île Img_7559début 2009 pour signer un nouveau traité bilatéral entre l'île française de Mayotte et les Comores.

M. Jégo, qui a quitté Mayotte vendredi après-midi pour Paris, a expliqué auparavant, lors d'une conférence de presse, qu'un groupe de travail avait été formé pour définir les orientations du nouveau traité.

Selon Yves Jégo, le traité doit faire en sorte que "les questions de circulation des personnes trouvent de

nouveaux débouchés et qu'on mette fin à cette pression migratoire qui fait que non seulement les Comoriens ne peuvent plus venir aussi facilement qu'ils le souhaiteraient à Mayotte, mais que nous avons, nous Français, les plus grandes difficultés à renvoyer vers les Comores ceux qui ne respectent pas les lois de l'immigration".

Le secrétaire d'état à l'Outre-mer a ajouté que ce nouveau traité comprendra un accord global sur la circulation des personnes et des biens, les questions de coopérations entre les services judiciaires et les polices aux frontières des deux parties.

"Nous sommes pour la libre circulation mais pas pour le libre stationnement, l'objectif de l'état est de faire en sorte que ceux qui n'ont pas vocation de demeurer sur le territoire de Mayotte n'y demeurent pas et ceux qui ont vocation à y demeurer le fassent avec des papiers réguliers", selon Yves Jégo.

L'un des prédecesseurs de M. Jégo, François Baroin, avait émis l'idée d'une remise en cause du droit du sol pour combatre l'immigration clandestine.

"Une remise en cause du droit du sol à Mayotte ne nous garantit pas à coup sûr qu'elle va interrompre l'immigration sinon on l'aurait fait depuis longtemps, c'est une disposition qu'il faut garder à l'esprit mais qui n'est pas un préalable", a précisé Yves Jégo.

rr/dpn

Nouveaux moyens pour lutter contre les clandestins à Mayotte 

MAMOUDZOU, 16 mai 2008 (AFP) - De nouveaux moyens pour lutter contre les clandestins à Mayotte ont été présentés vendredi au secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jego, et à Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, en tournée cette semaine à Mayotte et aux Comores.

Les responsables des services impliqués dans la lutte contre l'immigration clandestine à Mayotte, en provenance principalement des Comores, ont confirmé la rotation à partir de la fin mai de deux bateaux pour la reconduite des clandestins.

Chacun de ces bateaux aura une capacité de 100 places. La faible capacité des avions de Comores aviation ne répond en effet pas aux objectifs de la PAF.

Un troisième radar sera mis à la disposition de la collectivité départementale fin juin ou début juillet, pour détecter et repérer les embarcations de clandestins, qui viennent pour la plupart d'Anjouan (Comores), ont précisé les responsables.

Avec ce troisième radar, la surveillance du territoire devrait être assurée à 100%, selon les autorités administratives.

Par ailleurs, Mayotte sera doté d'un hélicoptère en 2009 pour la surveillance de ses frontières, une dotation qui s'inscrit dans le cadre de la loi pour la sécurité intérieure.

et-ms/dlm

La France "veut tourner la page de la logique d'affrontement" avec Moroni 

MORONI, 16 mai 2008 (AFP) - La France "veut tourner la page de la logique d'affrontement" avec l'archipel des Comores, notamment sur la question de l'immigration clandestine vers l'île française de Mayotte, a déclaré vendredi à Moroni le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer, Yves Jégo.

"On veut vraiment tourner la page de la logique d'affrontement. On veut s'engager dans une relation qui prenne en compte les attentes de l'Union des Comores", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune avec le ministre comorien aux Relations extérieures, Said Ahmed Djaffar.

M. Jégo a mis également en avant le "besoin de maîtriser les flux migratoire à Mayotte".

Le secrétaire d'Etat a comparé les îles de l'archipel de Comores à "quatre soeurs": l'Union des Comores (trois îles: Grande Comore, Mohéli, Anjouan) et Mayotte. "Elles n'ont pas épousé les mêmes maris", mais elles restent des soeurs compte tenu de "la réalité géographique".

De son côté, le chef de la diplomatie comorienne a indiqué que le président français Nicolas Sarkozy se rendrait en visite officielle en 2009 aux Comores.

"Au début de l'année 2009, le président Nicolas Sarkozy se rendra en visite aux Comores. D'ici là, il n'est pas exclu que le président (comorien Ahmed Abdallah Sambi) se rende à Paris et y rencontre le président Sarkozy", a-t-il déclaré.

Ancienne colonie française, les Comores ont plusieurs contentieux avec Paris, notamment sur Mayotte - île de l'archipel demeurée française par référendum et revendiquée par Moroni - et plus récemment à propos du sort de l'ex-président de l'île d'Anjouan, Mohamed Bacar.

La France a rejeté jeudi une demande d'asile de M. Bacar, mais a aussi refusé de la renvoyer aux Comores en raison de risques de persécution.

Mayotte avait décidé de rester française alors que le reste des Comores devenait indépendant en 1975. Elle est devenue un Eldorado dans la région attirant les clandestins, dont de nombreux Comoriens.

amj/mc/jh

Reprise des reconduites à la frontière par bateaux pour les clandestins 

MORONI, 16 mai 2008 (AFP) - Le secrétaire d'état français à l'Outre-mer, Yves Jego, a révélé jeudi que le président comorien Sambi avait donné "son accord de principe" pour la reprise des rotation de deux bateaux en vue de reconduire les immigrés clandestins aux Comores.

Yves Jego et son collègue de gouvernement Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, avaient été reçus en audience jeudi soir par le président comorien Sambi à Moroni.

A l'issue d'un dîner, Yves Jego à confié à l'AFP qu'il ne voyait pas de blocages dans la bonne marche des relations franco-comoriennes y compris dans le règlement des problèmes d'immigration clandestine des ressortissants comoriens vers Mayotte.

Yves Jégo a précisé que les deux parties ont convenu qu'il fallait tarir les sources de l'immigration en attendant de gérér au mieux l'application des lois. "Contre l'immigration, le visa n'est pas une solution", a dit le président Sambi au secrétaire d'état Yves Jego qui lui a répondu: "Pour nous les français, l'immigration est un gros problème."

Depuis la reprise des reconduites à la frontière le 1er mai, près de 600 clandestins ont été renvoyés aux Comores par avion.

Selon Yves Jego, "un groupe de travail de haut niveau se réunira à Paris fin mai". Des élus comoriens et mahorais participeront aux travaux.

eb-et/dpn

Paris veut aider les Comores à réduire la pression migratoire sur Mayotte (PAPIER D'ANGLE)

MORONI, 15 mai 2008 (AFP) - La France veut agir à la source pour régler le problème de l'immigration clandestine dans l'île française de Mayotte en favorisant le développement économique des autres îles des Comores, particulièrement à Anjouan, distante de 70 km seulement de Mayotte.

Deux secrétaires d'Etat, Yves Jégo (Outre-Mer) et Alain Joyandet (Coopération) se sont déplacés jeudi à Moroni (Comores) pour mettre en place avec les autorités comoriennes un groupe de travail de haut niveau destiné à favoriser le développement des trois îles de l'archipel devenues indépendantes en 1974, Mayotte choisissant pour sa part de rester française.

"Nous venons pacifier ici les relations entre la France et l'Union des Comores", a expliqué M. Joyandet, au cours d'un point de presse, avant de dîner avec le président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, en compagnie d'Yves Jégo.

Les relations entre la France et les Comores semblent avoir repris une tournure diplomatique favorable depuis que Moroni a accepté de reprendre ses ressortissants entrés clandestinement à Mayotte.

Pendant un mois environ, des centaines, voire des milliers d'Anjouanais, sont entrés clandestinement dans l'île, selon le président du conseil général Ahamed Attoumani Douchina (UMP).

Cette entrée massive avait commencé après que le président déchu d'Anjouan Mohamed Bacar s'était réfugié un temps à Mayotte, avant d'être expulsé à la Réunion. Cet épisode avait créé une forte tension entre Moroni et Paris.

Des moyens nouveaux sont désormais mis en place à Mayotte pour intercepter les immigrés, comme des vedettes rapides pouvant atteindre 45 noeuds (75 km/h).

Un nouveau radar, dans le sud de l'île, devrait arriver "fin juillet", selon M. Jégo.

Un nouveau centre de rétention administrative de 120 places devrait ouvrir courant 2010, toujours selon M. Jégo.

Mais tout cela ne suffira pas à enrayer la pression migratoire sur Mayotte, ont expliqué les deux ministres, si on ne traite pas le problème à la base, en favorisant le développement économique des Comores, et notamment d'Anjouan.

Selon des chiffres publiés en 2005, le PIB par habitant de Mayotte était en 2001 neuf fois supérieur à celui des Comores.

La départementalisation de Mayotte, qui sera soumise à référendum en avril 2009, pourrait creuser encore l'écart entre les niveaux de vie, puisqu'elle s'accompagnera de la mise en place du SMIC et du RMI.

D'où la nécessité pour les autorités françaises de relancer une politique de co-développement aux Comores, notamment à Anjouan, sur les bases de discussions qu'avaient eues à l'automne le président Sambi et Nicolas Sarkozy.

M. Jégo a évoqué une zone de libre échange qui pourrait servir pour les fruits et légumes par exemple. La coopération pourrait surtout passer par le versement effectif de 88 millions d'euros par Paris.

Selon M. Joyandet, 10 millions seulement ont été "engagés" pour la santé et 5 autres millions sont en prévision.

Ces sommes serviraient à une restructuration de l'hôpital d'Anjouan et à une maternité, qui soulagerait celle de Mamoudzou (Mayotte). Celle-ci serait selon certaines estimations la plus importante de France, tellement sont nombreuses les Anjouanaises à venir y accoucher pour que leurs enfants deviennent français.

eb/lby/ei

Img_9483 Jégo veut une action résolue en faveur du pouvoir d'achat des Réunionnais 

SAINT-DENIS-DE-LA REUNION, 15 mai 2008 (AFP) - Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer

Yves Jégo, a estimé jeudi que "le temps de l'action" était venu pour "redonner du pouvoir d'achat aux Réunionnais" à l'issue d'une rencontre avec des responsables réunionnais à l'aéroport de Saint-Denis.

"Nous allons passer du temps de l'observation à celui de l'action", a déclaré M.Jégo, lors d'un point presse à l'aéroport de Gillot où il était en transit pour Mayotte.

Il a rappelé que des observatoires des prix ont été créés dans les départements d'outre-mer pour lutter contre le coût de la vie et qu'à la Réunion les premières conclusions venaient de lui être exposées lors d'une rencontre avec les services de l'Etat, les représentants des chambres consulaires et des entreprises (Medef et CGPME).

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a annoncé que lors de son prochain voyage à la Réunion, le 3 juillet, il présiderait une réunion de l'Observatoire des prix. "J'ai demandé qu'on me présente 10 à 12 mesures concrètes pour redonner du pouvoir d'achat aux Réunionnais" dans le cadre d'un "plan précis", a-t-il dit.

Il a souhaité que la Direction de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) soit "très offensive" sur ce sujet et que des "mesures coercitives et des sanctions soient prises si des choses choquantes sont constatées au cours des contrôles".

Pour Yves Jégo, la défense du pouvoir d'achat "c'est le fil rouge de tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy" et elle sera "au coeur des préoccupations du gouvernement".

ii/swi/cb

Situation Bacar: La France agira en concertation avec les Comores (Jégo) 

SAINT-DENIS-DE-LA REUNION, 15 mai 2008 (AFP) - Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer

Yves Jégo a annoncé jeudi à la Réunion que le gouvernement français agirait "en concertation avec les Comores pour que le droit s'applique" concernant le colonel Bacar dont la demande d'asile en France a été rejetée.

"L'Etat français a pris acte du refus de droit d'asile au colonel Bacar qui ne peut pas être renvoyé aux Comores", a déclaré Yves Jégo au cours d'un point presse à l'aéroport de Gillot, en transit pour Mayotte et les Comores.

L'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) a rejeté la demande d'asile déposée par l'ex-président déchu d'Anjouan, tout en excluant qu'il puisse être expulsé vers les Comores en raison des risques de persécution, a-t-on appris jeudi auprès de la préfecture de la Réunion.

Yves Jégo, qui doit rencontrer les autorités comoriennes jeudi à Moroni, s'est félicité de la "gestion exemplaire" du dossier Bacar entre la France et les Comores. Il a rappelé que "la France a été aux côtés des Comores pour que le colonel Bacar soit mis hors d'état de gérer Anjouan". "Nous continuerons à agir en concertation avec les Comores pour que le droit s'applique et que le colonel Bacar puisse être jugé", a-t-il dit.

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a souligné que la justice française devait examiner courant mai une demande d'extradition du colonel Bacar déposée par les Comores mais qu'il ne peut pas "préjuger de la décision qu'elle rendra".

ii/swi/cb

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