« décembre 2007 | Accueil | mars 2008 »

vendredi 29 février 2008

La leçon d’Histoire de Max Gallo aux sarkophobes

Gallo « Adieu Sarko, adieu ! » Dans combien de semaines-après les élections municipales ?-entendrons-nous, dans les rues parisiennes, ces quelques mots scandés sur l'air d'« Adieu , de Gaulle, adieu ! » chanté par les foules de Mai 68 ? Heureuse manière, n'est-ce-pas, de fêter un 40e anniversaire ? Déjà tel ambitieux socialiste suggère aux laïques de « descendre dans la rue » afin de défendre la laïcité menacée. Peut-être y retrouveront-ils les ombres de centaines de milliers de manifestants qui protestaient contre une modification de la loi Falloux, proposée par un ministre de l'Education nationale. C'était il y a quinze ans. Ce chrétien grand teint jure aujourd'hui, croix de bois, croix de fer, que la laïcité est sa ligne de vie. Tant mieux !

 

Il campe nuit et jour, avec d'autres citoyens illustres, sur les remparts de la République en danger, en rêvant à son destin. Il est signataire d'un appel à la vigilance républicaine. On s'étonne d'ailleurs, compte tenu des périls qui menacent Marianne (pour résumer : la fin de la laïcité, de la liberté d'expression, des droits de l'homme, de l'indépendance nationale, et pour tout dire d'un mot : « le pouvoir personnel confinant à la monarchie élective » ) que le nom du coupable-devinez qui ?-ne soit pas mentionné dans ce texte.

 

La gauche qui défilait en mai 1958 puis en mai 1968 osait nommer de Gaulle en criant : « Le fascisme ne passera pas », en dénonçant « le coup d'Etat permanent », en caricaturant le général sous les traits du Führer. « La chienlit, c'est lui », et en le renvoyant « à l'hospice », « au musée », « aux archives ».

 

Il est vrai qu'aujourd'hui la discrétion de l'appel de vigilance républicaine s'accompagne de l'inépuisable catalogue des attaques personnelles contre Nicolas Sarkozy. Nous ne mangeons pas de ce vocabulaire-là. Nous défendons des valeurs. Nous avons l'âme et les mains pures, argumentent les illustres signataires.

 

Décidément, la langue de bois, l'hypocrisie, pour parler clair, reste une grande vertu démocratique.

 

Mais peut-être s'agit-il surtout de prudence tactique. Sarkozy a été élu par 53 % de 85 % du corps électoral. L'un des plus larges scores de la Ve République. Il est encore trop tôt pour crier « Un an ça suffit ! » comme on lançait à de Gaulle « Dix ans ça suffit ! » Alors on prend la pose. On laisse les picadors énerver la bête. Un SMS par-ci, une caricature par-là. On prépare l'estocade en habit de lumière : on en appelle à la vigilance républicaine. Beau travail de la muleta. Car l'expression, lourde de sens, est bien choisie. « Le fascisme ne passera pas » est daté, usé. On ne compte plus les Hitler depuis 1945. « Vigilance » use du même procédé de diabolisation, mais le nuance d'une élégance savante. Cela rappelle le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes dans les années 30. Les ligues factieuses montaient à l'assaut du Palais-Bourbon. Les gardes mobiles ouvraient le feu sur le pont de la Concorde. C'était le 6 février 1934-Blum, présenté comme un juif allemand, était accusé de souper avec les ploutocrates dans de la vaisselle d'or. Des ligueurs tentaient de le lyncher. Est-ce que la France du XXIe siècle ressemble à celle du premiers tiers du XXe ? Dans la réalité virtuelle, tout est possible. Et le mot « vigilance » sonne si bien : foin de vérité historique ! Adoptons-le.

 

Mais, chers et illustres citoyens, quand il s'agit d'un péril aussi extrême-le nazisme se profile à l'horizon des années 30, votre référence-, on n'attend pas. Il y a urgence.

 

Le « diable » innommé qui hante votre appel à la vigilance prépare, à vous en croire, le retour à un ancien régime confessionnel. On annonce l'effacement de la République, de la Révolution française, donc, des Lumières. Songez qu'il évoque les « racines chrétiennes de la France ». Et vous vous contentez d'un clin d'oeil aux articles voisins qui dénoncent eux, « le grand malade », « l'agité à la démarche de camionneur », l'homme aux montres de prix, aux vacances de milliardaires-pas encore la vaisselle d'or, mais on y vient... La connivence discrète avec les picadors n'est pas de mise. Il faut vite crier : « Un an ça suffit ! »

 

Mais peut-être vous y préparez-vous, au vu des sondages et des résultats escomptés des élections municipales. On imagine le commentaire déjà esquissé : le peuple français, berné en mai 2007 par l'enchanteur, le bateleur, le diabolique et ses airs de flûte patriotique et salariale, s'est enfin réveillé. Il échappe aux sortilèges du démon. Et nous exigerons au nom de la démocratie le silence du président, un changement de cap et, pourquoi pas, avec le peuple debout, le départ de cet élu d'un printemps. « Adieu Sarko, adieu ». Et c'est bien ce désir-là, ce scénario qui s'exprime malgré les non-dits. Certes, il faut être prudent. En mai 1968, ce de Gaulle à terre, dont Mitterrand venait de réclamer la place, avait retourné l'opinion en quatre minutes et trente secondes de discours. Et il faut d'autant plus se méfier de Sarkozy que, si l'on peut lui reprocher des « écarts » de langage, il n'a jamais cherché à passer en force. Longues négociations, accord avec des syndicats. On ne voit poindre aucun texte sur la laïcité. Il y a des expressions discutables, un changement de ton, mais tout cela ouvre le débat, et ne le conclut pas. Jamais comme depuis le printemps 2007 la politique et la controverse n'ont autant envahi l'espace public. La politique est de retour et donc la République est réveillée. Qui s'en plaindrait ?

 

Reste le « pouvoir personnel confinant à la monarchie élective » ! Ce n'est jamais que l'habillage qui se veut nouveau d'un thème d'il y a cinquante ans, illustré par le livre de Maurice Duverger : « La monarchie républicaine ». Et chacun sait que l'élection au suffrage universel du président de la République crée un déséquilibre de légitimité entre parlementaires et président. Mendès France, cohérent et rigoureux, refusait cette élection « plébiscitaire ». Mitterrand, qui la dénonçait, fut le plus louis-quatorzien des chefs de l'Etat. Et parmi les candidats à l'élection présidentielle, les vigilants républicains, on n'en voit pas qui aient renoncé à leur rêve. Ils ont plutôt fait, en mai 2007, dans le registre « providentiel ». Et ils piaffent d'impatience ! Le quinquennat-Jospin, Chirac- a exacerbé les ambitions, renforcé la tutelle présidentielle. Tous pensent à 2012 et ils ont le rouge du dépit au front.

 

Comment, ce Sarkozy, venu de Salonique, de Hongrie, de Neuilly, est président de la République ! Anomalie, usurpation. C'est un défi à la raison, aux bonnes manières. Il est si vulgaire ! Nous sommes la culture, le savoir, le bien, le droit, les valeurs morales, la justice, la République, l'amour du genre humain, l'élégance, la poésie, l'Histoire, le bon goût, le socialisme, la laïcité, le gaullisme, le vrai centrisme, bref les présidents comme il faut ! Nous savons gouverner. Nous préservons notre vie privée-sauf lorsque nous accouchons ! Ce président n'est qu'un quelconque avocat, ni Ena, ni X, ni ENS. Il est petit de taille et fort mal habillé. La République est en danger, soyons vigilants. Certes, pas d'écoutes téléphoniques, pas de suicide d'un collaborateur direct à l'Elysée, pas de GIGN pour monter la garde autour d'une seconde famille cachée, pas de fils à l'Elysée chargé des affaires africaines (M. Papamadit). Mais il n'a pas lu Chardonne. Et peut-être ne peut-il pas réciter du Saint-John Perse ! Et voyez de qui il s'entoure : Rama Yade, Fadela Amara, Rachida Dati, et des figures emblématiques de la gauche. On dit même que l'un de ses plus importants ministres est franc-maçon, du Grand Orient de France, une « secte » laïque fort mal vue au Vatican ! Cet homme-là est bien un vil suborneur qui met en danger la République. Il affiche sa vie privée. Impardonnable. Et saluons le martyre du journaliste qui a publié à la une de son hebdomadaire une photo volée, une intimité violée, montrant l'épouse de Sarkozy au côté de son amant. Voilà en effet un exemple de respect de vie privée. Ce président corrompt tout. Notre Louis XIV républicain avait pu protéger ses secrets avec la complicité de toute la presse. Quel grand président, n'est-ce pas ? Heureusement, sondages, élections à venir font souffler un air vivifiant sur la République, et les courageux, grisés, montent au front : « Un an ça suffit ! »

 

Osera-t-on rappeler 2002-après 1995-, quand le juste, l'austère, le chef du gouvernement dont on se plaisait à saluer l'extraordinaire bilan ne fut même pas présent au second tour de l'élection présidentielle ?

 

En 2007, la Jeanne du XXIe siècle évita cette déconvenue, mais, malgré son agneau dans les bras -belle image pieuse-, elle a été largement battue. Et Nicolas Sarkozy le bateleur, élu. Diable ! On imagine qu'il vient parfois à la mémoire des vigilants républicains ce vieux slogan de 68 : « Election trahison ».

 

Mais les résultats des élections municipales s'annoncent si bons qu'on voit le rouge de l'ivresse du succès colorer les joues, et le mépris accompagner le sourire des vainqueurs présumés.

 

Puis on se souvient qu'il ne s'agit que d'élections locales. Il faut donc préparer la suite, les banderoles : « Un an ça suffit ! » On n'est jamais assez vigilant ! On fait confiance aux électeurs, et le jour de la grande élection, en 1995, en 2002, en 2007, ils vous trahissent. Le peuple, décidément, n'a pas bon goût.

mardi 26 février 2008

Jégo/Birenbaum: la totale !

jeudi 07 février 2008

Vers la création d'une fondation du patrimoine religieux

P1000006 Plus de 2.600 lieux de culte sont menacés dans notre pays. Ces questions identitaires majeures ont fait l'objet de plusieurs reportages et suscitent, à juste titre, une émotion chez nos compatriotes qui sont attachés, croyants ou non, au maintien du patrimoine religieux national.

J'ai réuni, aujourd'hui, à l'assemblée Nationale, un collège de personnalités afin de jeter les bases d'une fondation qui solliciterait la reconnaissance d'utilité publique.

La Fondation du Patrimoine Religieux aurait pour objectifs de soutenir financièrement le sauvetage, la rénovation ou la mise en valeur de tous les édifices cultuels pour peu qu'une collectivité ou qu'une structure associative se soit engagée à porter la réalisation des travaux.

Les personnalités désireuses de s'impliquer dans ce projet peuvent m'adresser un courrier à l'assemblée Nationale.

P1000016

mercredi 06 février 2008

Les treteaux de France s'installent à Montereau

Marcel_marechal Depuis 2001 les Tréteaux de France, Centre Dramatique National itinérant, sont en pleine mutation.

Dans cette évolution, les Tréteaux de France vont quitter leur adresse du 11 rue Yvon Villarceau à Paris qu’ils occupent depuis plus de trente ans pour s’installer à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), dans le Prieuré Saint Martin .

Les Tréteaux de France bénéficieront ainsi d’un lieu de travail unique rassemblant bureaux, salles de répétitions, lieux de constructions de décors, de stockage et de remisage nécessaires à leurs activités de production théâtrale et d’itinérance.

C’est donc à partir de Montereau-Fault-Yonne en Seine-et-Marne que les Tréteaux de France, Centre Dramatique National, poursuivront leur mission nationale dédiée à la création et à la production théâtrale itinérante.

Sur les sept dernières années, les Tréteaux de France ont joué près de 800 représentations, réalisées dans environ 300 villes différentes, couvrant l’ensemble du territoire national (les 23 régions françaises, 85 départements différents). Ils ont également réalisé une tournée en Afrique et accueilli deux productions étrangères (une nigérienne, une italienne) largement diffusées en France. La prochaine production de Marcel Maréchal, LES CAPRICES DE MARIANNE d’Alfred de Musset, sera créée le 24 Juillet 2008 lors de la 8ème édition du Festival Théâtral de Figeac. Ce spectacle sera ensuite présenté en tournée itinérante pour une centaine de représentations.

L’installation effective des Tréteaux de France dans ses nouveaux locaux du Prieuré Saint Martin à Montereau est prévue pour Juillet 2009. Les travaux d’aménagement du site devraient prendre une année.

Pour sceller ce projet, une convention sera signée le JEUDI 14 FÉVRIER 2008 (à 11H00 au Prieuré Saint Martin) entre la Ville de Montereau et les Tréteaux de France en présence des tutelles administratives et politiques nationales et locales.

http://www.treteauxdefrance.com

  

Mes prochains déplacements

  • Martinique
    14-15 juillet
  • La Réunion
    7 juillet
  • Polynésie
    19-25 juillet

Dans les médias

  • LCP - Public Sénat
    Samedi 5 juillet
    8h30
    "Parlement hebdo"

OUTRE-MER TV

Permanences

  • Permanence d'Yves Jégo
    1, rue du Calvaire
    77130 Montereau-Fault-Yonne
    Pour rencontrer Yves Jégo : 01 64 31 92 89
  • Permanences à la Mairie de Montereau
    54, rue Jean Jaurès
    77130 Montereau-Fault-Yonne
    Pour rencontrer Yves Jégo : 01 64 70 44 45
    Sur rendez-vous

Île-de-France 2020

  • Enter your email address:

    Delivered by FeedBurner

Sondage

  • TVA sur les voitures propres
    Etes-vous favorable, comme le souhaite N.Sarkozy, à la baisse de la TVA sur les voitures propres ?
    Oui
    Non

    Résultats
Blog powered by TypePad