A 100 jours de l’élection présidentielle, la note de la France, décernée par une des trois grandes agences de notation, vient de passer de 21/21 à 20/21.
Cette décision, certes attendue, n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour notre pays qui rejoint ainsi la cohorte des Etats dégradés.
Même si nous restons dans le peloton des pays les plus fiables du monde, aux côtés désormais des Etats-Unis, nous allons devoir faire des efforts collectifs pour redresser une dérive de la dépense publique qui a débuté en 1974 et prospéré sous des gouvernements et des présidents de gauche comme de droite.
Ce sont ces 40 années d’accumulation de dette qui viennent d’être sanctionnées par cette baisse de notre note financière.
Aussitôt la nouvelle connue, sans aucune pudeur face à sa propre part de responsabilité, l’opposition s’est déchaînée.
C’est pourtant cette même opposition qui depuis 10 ans s’est toujours refusée à voter toutes les mesures permettant de rétablir peu ou prou nos comptes publics.
Comment oublier tout récemment la réforme de nos retraites, refusée avec une incroyable démagogie par la toute la gauche ?
Ou encore la fameuse « règle d’or » qui vise à inscrire dans la Constitution le principe de l’équilibre budgétaire et que rejette le PS pour des basses raisons électorales !
Hormis un anti-sarkozysme primaire et haineux, que nous propose le candidat socialiste ?
Quand on regarde le chiffre du programme présidentiel du PS, comment l’opposition peut-elle sérieusement à la fois verser des larmes de crocodile sur notre note et présenter un programme de plusieurs milliards de charges nouvelles pour la France ?
Pire encore, le bilan en matière de gestion de la dette publique de François Hollande est affligeant dans son propre département.
Comme le disait celle qui le connaît le mieux, Ségolène Royal, « Si en 4 ans François Hollande n’a pas réussi à résorber la dette de la Corrèze comment voulez-vous qu’en 5 ans il résorbe celle de la France ? ».
Dans cette période de grandes inquiétudes pour nos compatriotes un peu de pudeur ne nuirait pas à Mr Hollande.
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