Les localisations des autres seront annoncées au fur et à mesure de l'avancée des différents projets.
Par Emmanuel DEFOULOY
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PARIS, 25 août 2010 (AFP) - Les "violences verbales" feront l'objet d'une procédure disciplinaire, mais les exclusions de plus de huit jours vont être supprimées, dans le cadre de la refonte des sanctions à l'école, a annoncé le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, dans Le Figaro de jeudi.
"Toute violence verbale à l'égard des personnels entraînera une procédure disciplinaire, et toute violence physique donnera lieu à un conseil de discipline. L'idée est qu'il ne faut jamais laisser se perdre la riposte de l'institution", a-t-il déclaré.
"Mais, d'un autre côté, il faut que l'exclusion -de la classe ou de l'établissement- retrouve son caractère exceptionnel. Et nous supprimons les exclusions temporaires de l'établissement de plus de huit jours, qui participent au décrochage scolaire", a-t-il ajouté.
Ces dispositions vont s'inscrire dans le cadre de la refonte des sanctions que le ministre présentera le 23 septembre au Conseil supérieur de l'éducation (CSE) et qui feront l'objet ensuite de deux décrets.
Pour gérer les conflits quotidiens, "nous institutionnalisons la commission de vie scolaire", a aussi annoncé M. Chatel.
"Le chef d'établissement la préside et en choisit les membres. Elle examine la situation d'élèves au comportement inadapté et y apporte une réponse éducative. Dans les cas les plus graves, ces commissions pourront se tourner vers les établissements de réinsertion scolaire que nous créons à partir de cette rentrée. Les élèves les plus difficiles y seront accueillis pour au moins un an", a-t-il expliqué.
"Parallèlement, nous voulons développer les sanctions alternatives, comme les mesures d'utilité collective. Le but est que les élèves prennent conscience de la gravité de leur acte et réparent. Cela peut prendre la forme d'une activité de solidarité ou de formation au sein d'une association, ou d'une réparation à l'intérieur de l'établissement", a ajouté M. Chatel.
def/dif/sd
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ML/DS
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PARIS, 19 août 2010 (AFP) - Les médailles Fields décernées jeudi à deux jeunes mathématiciens français, Cédric Villani et Bao-Châu Ngô, "illustrent une fois encore l'excellence de la recherche française en mathématiques", a déclaré la ministre de la Recherche Valérie Pécresse, dans un communiqué.
"A travers la réussite de ces chercheurs", la ministre voit "la confirmation du talent d'une nouvelle génération de mathématiciens prête à perpétuer cette longue tradition française, depuis Descartes jusqu'à Wendelin Werner en passant par Monge et Poincaré".
La France a ainsi obtenu quatre médailles Fields, considérés comme l'équivalent d'un prix Nobel en mathématiques, en dix ans, ce qui "placent nos chercheurs parmi les champions du monde de la discipline", souligne Mme Pécresse.
Décernée tous les quatre ans à plusieurs mathématiciens, la médaille Fields avait récompensé en 2006 des travaux de Wendelin Werner (Paris 11-Orsay) et en 2002 ceux de Laurent Lafforgue (IHÉS).
Sur les 52 médailles Fields décernées depuis 1936, 11 récipiendaires sont français, rappelle la ministre.
Mme Pécresse a adressé "ses plus chaleureuses félicitations" à MM. Villani et Ngô, âgés respectivement de 36 et 38 ans, ainsi qu'à Yves Meyer, 71 ans, qui a reçu jeudi le Prix Gauss consacrant les applications en mathématiques, lors de l'édition 2010 du Congrès international des mathématiciens organisé par l'Union mathématique internationale, à Hyderabad (Inde).
Ces récompenses, souligne-t-elle, "illustrent une fois encore l'excellence de la recherche française en mathématiques, menée dans les laboratoires des universités, au CNRS et dans certaines grandes écoles, comme l'Ecole Polytechnique ou encore l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm dont sont issus les trois lauréats."
ah/bp/jlc
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PARIS, 28 juillet 2010 (AFP) - La France, au 6e rang rang mondial pour les publications scientifiques, tombe au 12e rang pour les brevets : le ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, veut booster leurs dépôts et valoriser les innovations françaises pour qu'elles produisent des entreprises et des emplois.
"Avec la question des brevets, nous touchons à un paradoxe bien français : nous sommes un grand pays de science, au sixième rang mondial pour les publications scientifiques, mais nous tardons à être un grand pays d'innovation, se classant 12e pour le nombre de dépôts de brevets par million d'habitants", a expliqué Mme Pécresse lors d'une conférence de presse.
Un milliard d'euros, sur les 22 milliards consacrés à la recherche et l'enseignement supérieur par le grand emprunt, sera consacré au fonds national de valorisation de la recherche. Il s'agit de faire en sorte que la recherche française soit protégée par des brevets, et de favoriser leur utilisation par des entreprises.
La France finance une recherche fondamentale sur le long terme, mais n'en retire pas toujours les bénéfices socio-économiques.
"Nos chercheurs mettent la publication au sommet de leurs priorités et ne se soucient pas toujours de déposer des brevets. Certains pays, notamment asiatiques, s'en sont fait une spécialité : ils surveillent les publications et déposent les brevets qu'ils utilisent ensuite. Il y a des innovations faites dans certains pays à partir de brevets européens", a-t-elle expliqué.
"Il faut un changement de mentalité. Tout le monde doit être soucieux de protéger les innovations et de les valoriser", a-t-elle dit, jugeant que "la clé (de cette stratégie), c'est de développer des entreprises et des emplois à partir de la recherche".
Tout le paysage de la recherche a été réorganisé : des dizaines d'universités et d'écoles françaises, alliées à des organismes de recherche, ont été regroupées en 17 Pres (pôle de recherche et d'enseignement supérieur).
Ces Pres vont être dotés d'une "société d'accélération du transfert de technologie" (SATT), qui encouragera les chercheurs à déposer des brevets et sera un guichet unique pour les entreprises désireuses d'acheter des brevets, se substituant aux différents organismes qui se font concurrence actuellement sur un même site.
70% des brevets de la recherche publique sont la coproriété de plusieurs organismes et un entrepreneur qui veut acheter un brevet se retrouve parfois à négocier avec quatre interlocuteurs aux intérêts contradictoires.
Un appel d'offres va être lancé à la fin de cette semaine pour la création d'une dizaine de SATT, auxquels seront alloués un financement de 900 millions d'euros.
Parallèlement aux Pres qui regroupent les centres de recherche sur une base géographique, des "alliances thématiques de recherche" ont été créées pour coordonner les équipes disséminées sur le territoire travaillant sur le même thème.
50 millions d'euros seront consacrés à soutenir quelque cinq "consortiums de valorisation", attachés à ces alliances. L'idée est de valoriser les innovations en les groupant en "grappes de brevets", plus attrayantes.
Enfin, 50 millions vont être consacrés à la création d'un fonds France Brevets, financé également par la Caisse des dépôts à hauteur de 50 millions d'euros, qui pourra défendre les brevets à l'international.
Un rapport du Conseil d'analyse économique sur les marchés des brevets, remis mercredi au ministre, souligne l'importance de ce fonds, mais recommande de le rendre européen.
"J'ai bon espoir de faire aboutir l'idée d'un fonds européen des brevets pour le conseil européen de décembre, ce sera la priorité de la présidence belge de l'UE", a déclaré Mme Pécresse.
Par Catherine FAY de LESTRAC
cac/mpf/phc
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PARIS, 23 juillet 2010 (AFP) - L'Etat a prévu d'investir 30 millions d'euros par an entre 2010 et 2013 pour améliorer la santé au travail via un plan pluriannuel, a-t-on appris vendredi sur le site internet du ministère du Travail.
Ce deuxième plan Santé au travail a pris le relais, le 12 juillet dernier, du plan 2005-2009.
Ces 30 millions d'euros annuels regroupent les subventions versées à l'Anses (agence de sécurité sanitaire), à l'Anact (conditions de travail) et des crédits aux services de l’administration du travail.
"Des progrès indéniables ont été accomplis en matière de santé et de sécurité au travail au cours de ces dix dernières années" mais "il ne faut pas relâcher notre effort", indique le ministère du Travail en préambule du plan.
Le nombre d'accidents du travail stagne "à un niveau trop élevé d’environ 700.000 par an" et les maladies professionnelles sont en augmentation constante (plus de 45.000 en 2008).
Le ministre du Travail Eric Woerth avait indiqué en mai dernier qu'il souhaitait stabiliser le nombre de maladies professionnelles d'ici 2014 et réduire de 25% le nombre d'accidents du travail dès 2012.
Le nouveau plan Santé au travail entend notamment "développer les actions de prévention des risques professionnels".
Outre le risque chimique (pouvant provoquer des cancers), les troubles musculo-squelettiques (qui représentaient plus de 80% des maladies professionnelles en 2008) et les risques émergents (nanotechnologies et risques biologiques), sont visés les risques psycho-sociaux.
Le gouvernement veut inciter à des négociations sur le stress dans les entreprises de moins de 1.000 salariés et dans le secteur public.
Parmi les secteurs prioritaires pour la prévention des risques figurent le bâtiment, le secteur agricole ainsi que les services à la personne, en développement et où la pénibilité physique et morale est importante.
reb/pz/bw
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